Harcèlement, cyber-harcèlement, emprise, doxing et grooming : une lecture froide et documentée de l'ampleur du phénomène en France et en Europe. Chaque donnée est sourcée. Derrière chaque pourcentage, des vies.
Les femmes et les filles restent très majoritairement les victimes des cyberviolences. L'écart se lit dès les premières statistiques nationales.
En moins d'une décennie, le nombre de victimes a été multiplié par six. Le harcèlement en ligne pèse désormais lourd dans l'ensemble des délits de harcèlement.
L'emprise numérique prolonge le contrôle : surveillance permanente, exigence d'être joignable, menace de diffuser l'intime. Elle accompagne presque systématiquement les violences au sein du couple.
des femmes ayant subi des violences conjugales déclarent avoir également subi des violences en ligne de la part de leur partenaire.
Source — rapports MIPROF · études francophonesLe grooming en ligne est un processus graduel et manipulatoire. En 2025, les cas explosent — et les victimes sont de plus en plus jeunes.
Permanence, portée illimitée, anonymat des auteurs : les cyberviolences produisent des dommages souvent plus sévères que les violences physiques traditionnelles.
Plus permanentes, plus illimitées, plus anonymes : les violences numériques laissent des traces que l'on n'efface pas. Synthèse — ONU Femmes · Plan International · CN2R
De plus en plus de jeunes garçons sont exposés très tôt à des contenus masculinistes toxiques qui transforment les fragilités en haine des femmes et légitiment le harcèlement.
des garçons de 11 à 17 ans régulièrement en ligne voient des contenus véhiculant des stéréotypes de genre problématiques (type Andrew Tate, forums incels, redpill) — deux tiers sans les avoir cherchés.
Source — Common Sense Media 2025 · garçons américains 11-17 ans